Fashion week de Pauline

Fashion Week Haute-couture AW 16/17

Bonjour tout le monde ! On se retrouve pour la Fashion Week Haute-couture, qui a eu lieu du 3 au 6 juillet, pour présenter les collections destinées à l’automne-hiver 2016-2017. Evidemment, la question des tendances ne se pose pas ici puisque la Haute-couture permet de mettre à l’honneur le savoir-faire des ateliers français et leurs nombreuses petites mains aux doigts de fée, c’est vraiment des personnes que j’admire énormément tant ces créations sont magnifiques.

Encore une fois, les créateurs nous ont fait vivre un véritable conte de fées grâce à des pièces complètement dingues aussi bien au niveau des techniques (coupe, matière) que de la forme (design) du vêtement.

Chez Versace, Donatella revient sur les heures de gloire du Hollywood des années 50. Les tenues sont élégantes et sophistiquées tout en gardant une touche de modernité, on y retrouve beaucoup de drapés, des asymétries, des découpes et des matières très quali comme la soie et le satin. Comme à son habitude, la femme Versace se dégage, forte et féminine, élégante et sensuelle, qui est contrebalancée par les couleurs pastels et les matières douces.

Pour cette collection, Jean Paul Gaultier s’est inspiré de la nature, notamment grâce à son voyage au Japon, pays de la beauté pure, du yoga et de la zen attitude of course ! Les robes reproduisent les veines du bois aux couleurs d’une forêt d’automne avec ces tonalités de bruns, rouille, kaki… De la mousseline vaporeuse, des broderies, du cuir, de la fourrure et de la maille, Jean Paul Gaultier continue de manier avec beaucoup de savoir-faire toutes les matières pour arriver à un résultat génial.

Alexandre Vauthier maitrise le glamour de la haute-couture en faisant des références au vestiaire militaire, qui apportent ce petit côté effortless chic que j’apprécie tant. Il mixe une maxi robe bustier avec une ceinture à gros œillets, la résille large à un trench blanc écru, des treillis et même combinaisons, en python of course. Le tout se mélange à des cristaux Swarovski pour le côté chic, de la fourrure, de la maille, du satin et même du tweed, ce sont de belles matières qui mettent en valeur ce contraste glamour/armée.

Giambattista Valli a le don de sublimer chaque tenue pour la rendre extraordinaire. Cette collection est royale entre l’importance des volumes (de nombreux « effet cape », des collerettes, des manches à volants) et la richesse des matières (soie, satin, fourrure). On retrouve également beaucoup de détails bijoux tels que des pampilles de cristal, qui donnent vie à chacun des looks. De l’opulence, mais pas too much, et surtout beaucoup de féminité, ce sont des créations à l’image du créateur.

Pour sa collection haute-couture, Giorgio Armani prône les pièces intemporelles, les matières précieuses comme la soie ou le velours et les coupes parfaites pour une élégance digne d’Armani et du style milanais ! Les créations sont très graphiques, on y retrouve des tailleurs en soie aux motifs pied-de-poule, des sarouels en velours, des vestes en jacquard et même une magnifique chemise en tissu innovant, grâce à une mosaïque en résine. J’ai eu un énorme coup de cœur pour la robe longue en velours noir aux détails strass, pourtant très simple je la trouve dingue !

Chez Valentino, les références historiques et notamment la période de la Renaissance est toujours un énorme puits d’inspiration. Les deux directeurs artistiques, Maria Grazia Chiuri (qui reprendra bientôt la direction artistique de Dior) et Pierpaolo Piccioli, proposent une collection très « old british » avec les robes longues aux cols en fraise par exemple. Chaque robe incarne une impulsion de l’âme comme la pureté avec une robe très stricte ou la sexy attitude avec une robe en voile où on peut voir chaque parcelle de peau.

Chanel voit toujours les choses en grand au cœur du Grand Palais ; cette fois-ci c’est les petites-mains de la maison qui sont pour une fois sur le devant de la scène, un bel hommage. Cette collection est basée sur la coupe et l’obsession du vêtement aux lignes parfaites. Vestes longues, manches courtes, mitaines, Karl Lagerfeld joue avec les volumes jusqu’à superposer les pièces. Il joue aussi avec les matières en ajoutant des sequins, bijoux ou plumes aux tailleurs en tweed pour le soir. Bien sûr, la maison sait surprendre tout en restant classique en proposant une tenue de mariée rose pâle avec un voile tout en plumes !

Alexis Mabille propose une collection où la femme devient une déesse humaine. Les volumes sont invraisemblables, les détails percutants et les tonalités féeriques grâces aux textures scientillantes, aux couleurs pastel, aux crinolines et aux matières comme le satin ou la dentelle, très présentes au sein de la collection. Les robes peuvent être fourreau, marquée à la taille par un trench ou plus volumineuses avec une maxi cape. Il maitrise donc l’art de démanteler pour ensuite réinventer chacune de ses robes en quelque chose de magique.

Alberta Ferretti s’inspire de la Grèce et de l’océan pour créer une collection de déesses aux couleurs neutres (blanc, beige, noir ou bleu), qui se classe entre les créations prêt-à-porter et haute-couture, d’où le nom Limited Edition. Les silhouettes marines sont vêtues de tulle brodé, tailleurs en soie métallisée, robes à franges qui rappellent les écailles tout comme les perles font penser au nacre des coquillages ou aux coraux.

C’est probablement la dernière collection du duo Lucie Meier et Serge Ruffieux avant de laisser place à la nouvelle directrice artistique Maria Grazia Chiuri (DA chez Valentino). Les créations sont féminines et modernes avec une palette de couleurs restreintes : du blanc, du noir et quelques touches de doré, qui mettent parfaitement en valeur l’esprit du dualité masculin-féminin. Les tenues sont aériennes, la démarche libre et assurée, la femme Dior aime les matières fluides aux découpes graphiques qui la déshabillent subtilement à travers un jeu d’épaules, un décolleté ou une coupe bardot.

C’est à Domenico Dolce et Stefano Gabbana que revient l’honneur de créer la collection Alta Moda pour Dolce & Gabbana. Cette année la marque rend hommage à l’actrice Sophia Loren et s’est inspirée de ses plus grands films pour ses créations, comme la robe couverte de tournesols qui fait penser au film Fleurs du soleil ou le manteau blanc à corsage violet comme dans le film Mariage à l’italienne. La collection s’inspire aussi du baroque, puisque les 2 créateurs sont catholiques pratiquants, et le retransmettent souvent à travers des images pieuses, des longues capes ou des broderies en fil d’or.

Elie Saab est le roi des robes de rêve, toutes aussi précieuses les unes que les autres grâce au tulle rebrodé, au velours majestueux ou encore au satin somptueux. Les silhouettes sont plutôt rétro, rappelant la ville de New York à l’époque du glamour des années 50. La palette de couleurs, composée de prune, rose, beige, bleu clair, cobalt et noir, rappelle les couleurs du crépuscule. La collection se décline en différentes robes bustiers, capes, vestes à épaules et blouses à volants pour des créations des plus précieuses.

Inspiré des seventies et des hippies, Zuhair Murad crée une collection ultra-féminine représentée par les « glamazones », en gros des amazones en plus cool ! On retrouve de la transparence avec le tulle et de la dentelle ainsi que l’opacité avec le velours et le satin. On retient les robes bohèmes à volants, marquée à la taille par une grosse ceinture à boucle, qui se parent de traines, broderies et paillettes aux couleurs ultra-définies comme le bordeaux ou le bleu céruléen.

Toutes les photos viennent de Vogue mais les montages sont faits par mes soins.

Bisous, Pau ♡

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