Fashion week de Pauline

Fashion Week haute-couture SS17

Hello ! Une semaine de magie commence avec la Fashion week haute-couture pour la période printemps-été 2017 et c’est clairement le message qu’elle veut faire passer. On a l’impression d’être dans un conte de fées : entre les robes de princesse, les paillettes et le jeu de transparence, les collections sont élégantes à souhait. Mon coup de cœur de la saison revient à Dior, je sens que Maria Grazia Chiuri va faire de grandes choses, je suis complètement admirative de sa première collection couture et j’ai hâte de voir le reste. Je trouve que c’est la créatrice qui se rapproche le plus des débuts Dior et du travail de Christian Dior, donc j’aime beaucoup ses inspirations avec sa touche personnelle forcément. Moi je vous le dis, tout le monde va porter cette marque durant les mois à venir ! 😉

 Pour sa première collection couture chez Dior, Maria Grazia Chiuri s’inspire des jardins, passion de Monsieur Dior, et des labyrinthes pour le mélange entre le rêve et la dangerosité. Le lieu devient une forêt imaginaire complètement dingue, créée par le Bureau Betak évidemment. La créatrice plonge dans les archives pour forger la nouvelle identité de la femme Dior : désirable, fragile et sûre d’elle. On y retrouve un mélange de drapés, de bustiers, de tailleurs en laine, de tulle brodé et des autres caractéristiques de la maison comme la veste Bar ou les couleurs imprécises telles que le rose poudré ou le bleu poussière.

Chanel propose une collection couture rétro inspirée des années 1930 et l’Art déco. Entourées de miroirs dignes des ateliers de Coco, les mannequins brillent de mille feux grâce aux tenues du soir ornées de paillettes, plumes d’autruche et autres diamants. On retrouve les légendaires tailleurs en tweed mais avec le détail 2017, c’est-à-dire avec une ceinture argentée qui marque la taille. Le tout apporte un rendu très élégant et brillant grâce aux boutons strassés, tweed irisé et escarpins argentés. Pour le final, c’est Lily-Rose Deep qui porte la sublime robe de mariée rose poudré.

Chez Versace, c’est le grand changement puisque la marque qui avait pour habitude de lancer la Fashion Week haute-couture en organisant le défilé le dimanche soir, a décidé cette fois-ci de ne faire qu’une présentation pour maximiser l’expérience de qualité qu’on attend avec ce genre de collection. Les robes sont majestueuses à l’image de la marque, avec des détails ajourés, d’autres scintillants ; tout pour être la reine de la soirée !

Alexis Mabille joue avec les couleurs (jaune poussin, bleu cyan, rouge vif, orange sanguine, vert sapin…) façon « color block » pour une féminité revendiquée. Il s’amuse aussi avec les matières aériennes comme la crêpe, le tulle ou l’organza pour créer des volumes surprenants avec des jupons ou des volants.

Chez Giorgio Armani Privé, « Orange is the new black » car le créateur le décline en nuances : safran, ambre, mandarine, curry sur des matières fluides et relève le défi de cette couleur difficile à travailler puisqu’elle ne fonctionne pas avec toutes les couleurs de peaux. Il la contraste avec du noir, des détails scintillants ou pailletés ou une touche fleurie façon baroque. Touche glamour, on retrouve une inspiration notamment pour les robes du Hollywood des années 1930.

Elie Saab réinterprète le Moyen-Orient à travers une collection qui met à l’honneur l’élégance orientale. Robes brodées de palmiers, étoffes délicates comme le tulle, la mousseline ou la soie, couleurs claires et printanières telles que le beige, le rose ou le bleu, plumes d’autruche et turquoise, les créations sont riches de beauté et nous en mettent plein la vue, comme d’habitude !

Jean Paul Gaultier transforme la femme parisienne en une muse bucolique. On retrouve un air très rétro dans la collection, avec des pantalons à fleurs, des fichus noués, des corsets ou encore des canotiers ainsi qu’un mélange de fougue et de liberté, les maitres-mots de l’enfant terrible de la mode, avec des « color block », des irisés, de drapés, des imprimés de coquelicots ou tournesols et des accessoires bling.

Première collection couture pour Pierpaola Piccioli depuis le départ de Maria Grazia Chiuri pour Dior, il s’inspire de la mythologie grecque. Véritables déesses, les mannequins défilent dans des robes longues et fluides qui recouvrent leurs sandales plates à la romaine. Différentes nuances de blancs, roses, vertes et quelques touches de rouge mettent en valeur les plissés, la transparence et les broderies, symboles de Valentino.

Mon coup de cœur couture depuis quelques mois, Giambattista Valli, maitrise ses codes en les réinventant chaque saison tout en gardant la magie qui lui est propre. On retrouve les fleurs brodées, les jeux de transparence, omniprésence de volants et de tulle et on découvre les longues traines, qui apportent une nouvelle dimension aux créations. Petit clin d’œil à Franca Sozzani, figure de Vogue Italia disparue le mois dernier, les mannequins portent des bandeaux en satin dans les cheveux.

Retour dans les années 1990 avec Alexandre Vauthier, qui sait comment mettre en valeur la femme forte et féminine, en bref le glamour fait partie de l’ADN de la marque. Robes ultracourtes lamées, cuirs rock n’ roll, vestes en tweed, bustiers en jeans vintage, décolletés dans le dos, couleurs intenses et métallisées : le créateur maitrise les coupes, notamment asymétriques avec talent. Clin d’œil à Thierry Mugler, avec qui il a travaillé, et robe anniversaire de la collaboration avec Swarovski depuis 10 ans, il sait en mettre plein la vue !

Zuhair Murad s’inspire des feux d’artifices et leurs lumières colorées pour sa collection couture printemps-été 2017. Le couturier libanais sait comment nous éblouir avec des créations féminines, brodées de cristaux Swarovski et avec des coupes très structurées. Il maitrise toujours aussi bien les volumes, les jeux de transparence, les traines de princesse et les drapés, très présent sur ce défilé.

Chez Schiaparelli, le créateur Bertrand Guyon s’inspire des symboles surréalistes d’Elsa Schiaparelli avec le homard (signé Dali of course), les cœurs, les bouches et les serrures qu’il mixe aux pièces actuelles telles que la veste de smoking ou les cuissardes. La collection est synonyme de dualité entre la simplicité et l’extravagance, le rose shocking et le rouge vif ainsi qu’imprimés occidentaux et influences japonisantes.

Créatrice russe, Galia Lahav fait partie des membres étrangers invités pour la 1e fois des défilés couture SS17. Sa collection, « Victorian Affair », est de toute beauté et met en valeur le savoir-faire israélien. On y retrouve des robes romantiques, des corsets, beaucoup de dentelle et une touche sensuelle notamment avec les shorts en soie. Il en ressort une collection d’une très grande qualité avec une réelle sensualité artistique.

 

Toutes les photos viennent de Vogue mais les montages sont faits par mes soins.

Bisous, Pau ♥

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